Décès du chef français Paul Bocuse [es]

Celui qui avait inspiré « la nouvelle cuisine » s’éteint à l’âge de 91 ans.
Le pape de la gastronomie française est décédé ce samedi 20 janvier à la veille de des 92 ans à Collogne-au-Mont-d’Or, à l’auberge qui l’avait vu naître le 11 février 1926.

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Sa formation comme cuisinier débuta à l’âge de 10 ans de la main de son père. Il continua son apprentissage chez Eugénie Brazier, dite la « mère Brazier » et ensuite sous l’autorité de celui qu’il considéra comme son maître, Fernand Point. Le jeune Bocuse interrompt brièvement sa formation à l’âge de 18 ans lorsqu’il s’engage volontairement dans l’Armée française de la Libération du général de Gaulle en 1944. Blessé en Alsace, il est ensuite soigné par des soldats américains qui lui tatouent un coq gaulois sur l’épaule gauche.

De la guerre, en plus de ce tatouage, il retiendra aussi la maxime « travailler comme si j’allais vivre cent ans et savourer la vie comme si chaque jour était le dernier ». C’est donc avec cette philosophie qu’il bâtit un empire culinaire avec plus d’une vingtaine de restaurants en France et à l’étranger. C’est cet « amour du travail bien fait », inculqué par Fernand Point, que Paul Bocuse, parallèlement à toutes ses activités, n’a eu de cesse de transmettre aux chefs désireux de suivre ses pas.

Dans le même esprit, Paul Bocuse avait déjà fondé, en 1987, le prestigieux concours international de gastronomie qui porte son nom : les Bocuse d’or.
Selon les mots de l’actuel président français Emmanuel Macron, Paul Bocuse était « l’incarnation de la cuisine française »

Dernière modification : 25/01/2018

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